En zone de montagne, les fenêtres vieillissantes ne sont pas qu’une question d’esthétique. Avec des hivers pouvant descendre sous les -15 °C et des amplitudes thermiques dépassant 35 °C entre janvier et juillet, les menuiseries défaillantes pèsent directement sur les factures de chauffage. Un logement perd entre 10 et 15 % de sa chaleur par ses fenêtres : un chiffre qui donne à réfléchir, surtout en Savoie.
Double ou triple vitrage, PVC ou aluminium : comment choisir ?
La performance d’une fenêtre se lit sur son coefficient Uw : plus il est bas, mieux elle isole. Un bon double vitrage atteint un Uw entre 1,1 et 1,3 W/m².K, ce qui suffit dans la très grande majorité des situations et ouvre droit aux aides financières. Le triple vitrage, lui, descend vers 0,6 à 0,8, mais coûte 15 à 30 % de plus. En zone H1 comme la Savoie, il peut se justifier sur une façade nord, une grande surface vitrée ou dans une maison exposée au bruit. Reste qu’il n’apporte rien de plus contre la chaleur estivale : c’est l’affaire des volets et protections solaires extérieures, pas du vitrage.
Côté matériaux, le PVC offre le meilleur rapport prix/isolation (350 à 850 € posé), sans entretien particulier. L’aluminium, plus fin et moderne, convient aux grandes ouvertures et aux architectures contemporaines (500 à 1 400 € posé), à condition de vérifier la rupture de pont thermique. Le bois reste apprécié pour son caractère naturel et son acceptation en secteur classé, mais il demande un entretien régulier. La tendance va aussi vers les couleurs : en 2024, 44 % des fenêtres aluminium et PVC vendues en France n’étaient pas blanches, une part qui ne cesse de progresser. Pour obtenir une estimation précise adaptée à votre projet, vous pouvez consulter cette page et demander un devis à l’agence Lorenove de Domessin, spécialiste RGE installé en Savoie.
Les aides disponibles en 2026 : quatre dispositifs cumulables
Le remplacement de fenêtres peut être en partie financé grâce à quatre dispositifs cumulables, sous réserve que les travaux soient réalisés par un artisan RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) et que les menuiseries respectent un seuil Uw ≤ 1,3 W/m².K.
MaPrimeRénov’, versée par geste, concerne uniquement le remplacement d’un simple vitrage par du double vitrage. Elle représente entre 40 et 100 € par équipement selon les revenus du foyer, dans la limite de 1 000 € HT de facture par menuiserie. La prime CEE (fiche BAR-EN-104) s’applique à toutes les tranches de revenus, avec des montants variant de 30 à 100 € par fenêtre selon l’opérateur et la zone climatique. Attention : la convention CEE doit être signée avant de passer commande. L’éco-PTZ permet de financer le reste à charge sans intérêts, remboursable sur 15 ans. Enfin, la TVA à 5,5 % remplace le taux standard de 20 % sur l’ensemble de la facture, matériel et pose compris. Le cumul de ces aides est possible, mais plafonné à 60, 75 ou 90 % du coût TTC selon les revenus : tout n’est pas remboursé. Avant de vous engager, une simulation sur france-renov.gouv.fr reste le meilleur point de départ.
Passer par un artisan RGE n’est pas une formalité administrative : c’est la condition sine qua non pour déclencher chacune de ces aides. Des acteurs comme Lorenove Domessin, certifiés RGE et notés 4,7/5 sur plus de 7 700 avis Google, assurent l’ensemble du parcours, du conseil à domicile jusqu’au SAV, avec des fenêtres fabriquées en France. En Savoie, où les hivers ne laissent guère de place à l’approximation, c’est un critère qui compte.










